Mise à jour le 14/10/03
        

Arguments pour
l'authenticité du Linceul

3ième partie


Morphing du Linceul de Turin


Ceux qui sont en faveur de l'authenticité du Linceul s'appuient principalement sur les points suivants :

  1.  

    Les doutes sur la datation au carbone 14.


    Bien qu'il soit convenu que notre science est toute-puissante, la méthode de datation au carbone 14, toute rigoureuse qu'elle soit, n'est pas une méthode infaillible.

    Elle a connu déjà de nombreuses défaillances comme par exemple :

    • Un écart de 1 000 ans entre une momie égyptienne de - 4 000 ans et ses propres bandelettes.
    • Un écart de 5300 ans pour le site de Jarno, de 4 700 à 10 000 ans av. J.C..
    • Un écart de 800 ans pour l'homme de Lindow, de 300 av. J.C. à 500.
    • Un écart de plus de 500 ans dans le futur pour un cor Viking de 1500, daté à 2006.
    • Un écart de 24 000 ans vers le passé pour un escargot vivant.

    Pour l'anecdote, on peut citer un spécialiste de renommée mondiale, le Dr Michael Winter :
    "Si une datation par le carbone 14 confirme nos théories, nous la mettons bien en évidence dans le texte principal ; si elle les contredit, mais pas totalement, nous la reléguons en note ; et si elle les contredit totalement, nous la cachons à tout le monde !"

    En 1986, les représentants des 7 laboratoires pressentis adressent leur protocole de recherche au pape et au custode du Linceul.

    En 1988, après des années d'âpres négociations, le cardinal Ballestrero accepte un protocole de datation au carbone 14, très éloigné du protocole initialement prévu, avec seulement 3 laboratoires au lieu des 7 initialement proposés. Interrogées sur ce choix, les autorités compétentes répondront que c'est une question d'ordre privé.(?)

    Avant même que les prélèvements soient effectués, la crédibilité et la rigueur de cette étude sont mis en doute par les initiateurs du projet, les Pr Gove et Harbottle qui seront écartés, ainsi que par les 7 laboratoires qui mettent en garde les autorités ecclésiastiques sur l'importance de la modification du protocole et de la réduction à 3 laboratoires seulement, risquant de conduire le projet à l'échec !...Les résultats seront pour le moins douteux...Qu'il serait préférable de ne rien faire plutôt que de procéder à une expérimentation au rabais !
    L'expert en textile recommandé est également écarté.(?)

    Le 21 avril 1988, le Linceul est secrètement retiré de son écrin en présence du Dr Michael Tite du British Museum, coordinateur du projet, et des représentants des laboratoires de Zurich, de Tucson ( Arizona ) et d'Oxford qui pratiquent la Spectrométrie de Masse par Accélérateur ( technique adaptée pour la mesure sur les petits échantillons ).

    Dans une surprenante improvisation, après des heures de palabres, le professeur Riggi, du Vatican, effectue les prélèvements sous contrôle vidéo mais ce dernier sera interrompu au moment où le cardinal Ballestrero et le Dr Tite placeront les échantillons dans les éprouvettes métalliques qui seront scellées de nouveau sous contrôle vidéo et remises à chacun des représentants des 3 laboratoires choisis.

    Le Dr Tite n'ayant pas réussi à se procurer un échantillon de tissu identique à celui du Linceul, les mesures sont faites avec 3 échantillons témoins d'une momie contemporaine de Cléopâtre, d'une tombe nubienne et d'une chape de St Louis d'Anjou.

    Ces 3 témoins devaient servir à la procédure en double aveugle comme le veut toute bonne recherche scientifique, mais cette méthode ne sera pas employée !???.
    Au lieu de cela, les échantillons sont identifiés et datés, du IIe, XIe et XIIIe siècle.

    En août et septembre 1988, des fuites permettent au "London Evening Standard" et au "Sunday Times" d'annoncer qu'officiellement le Linceul est un faux datant de 1350.

    C'est le 13 octobre 1988 que le cardinal Ballestrero tient sa conférence de presse officielle au cours de laquelle il annonce le résultat des tests situant l'âge du Linceul entre 1260 et 1390 avec 95% de fiabilité.
    Cette plage correspond en effet à l'apparition du Linceul en France.

    Le lendemain, c'est le British Museum qui organise sa conférence de presse avec M. Tite, coordinateur du projet, E. Hall, directeur du laboratoire d'Oxford et R. Hedge.
    Le Dr Tite déclare : "Je crois que le radio-carbone est la seule certitude. Je crois que nous ne nous occuperons plus du Linceul. Nous n'avons plus rien à dire à son sujet."
    Le Dr Hall rajoute : "Quiconque possède une valeur scientifique ne peut plus envisager que le suaire n'est pas un faux. Celui qui pense le contraire pourra même s'entendre avec celui qui dit que la Terre est plate."

    Curieuse déclaration du Dr Tite, qui croit plus en une mesure au radio-carbone qu'à l'existence même de l'objet "mesuré" et qui passe sous silence la manière dont cet objet unique aurait pu être fabriqué au moyen-âge !

    Le 16 février 1989, les résultats officiels de la datation au carbone 14 du Linceul sont publiés dans la revue "Nature".

    Ce rapport ne donne ni les mesures de base du C14 ni les détails des opérations mais des dates, comme s'il voulait échapper à tout contrôle et à toute contradiction. Ce qui n'a pas empêché un ingénieur italien de Milan, Ernesto Brunati, de trouver dans la relation des résultats du C14, une donnée fausse ou "falsifiée" destinée à "rendre acceptable" la mesure obtenue par le test.
    Contrairement au protocole prévu, les règles du double aveugle n'avaient pas été respectées.
    Les 3 échantillons n'ont donc finalement servi qu'au détriment de la validité de la datation.
    En effet, il s'avère que le niveau de signification de la mesure du Linceul est de 5% seulement, alors que pour les témoins ils sont de 30%, 50% et 90% ! La mesure n'aurait donc pas dû être validée.

    On apprenait le 25 mars 1989 que le laboratoire d'Oxford avait reçu une récompense d'un million de Livres pour avoir "prouvé" que le Linceul de Turin était un faux médiéval !
    De plus, le Dr Tite était nommé à la direction de la nouvelle chaire scientifique d'archéologie ( récompense pour bons et loyaux services ? ).

    En dépit des nombreuses irrégularités, les partisans de l'authenticité, plutôt que de se lancer dans une polémique stérile qui consisterait à nier les mesures, ont cherché à comprendre ce qui aurait pu altérer celles-ci.

    Le prélèvement, de 1 cm sur 7 divisé en 3, a été effectué sur le côté "face", à gauche, dans une région très manipulée lors des ostensions et près d'une zone brûlée lors de l'incendie de 1532.

    • Le biologiste russe Dimitri Kousnetzov a placé un échantillon de tissu datant de l'époque du Christ dans une enceinte close pour simuler l'incendie de 1532. Les mesures effectuées après montrent un rajeunissement entre 400 et 500 ans.

    •  
    • L'historienne et archéologue italienne Maria Grazia Siliato a remarqué la disparité qui existait entre la densité moyenne du Linceul qui est de 23 mg/cm2 et celle des échantillons testés qui diffère selon les rapports entre 37 et 43 mg/cm2.
      Or le Linceul a subi des restaurations en 1534, 1694 et 1868, justement dans les zones de prélèvement qui auraient donc été renforcées par du fil plus jeune.

    •  
    • Des chercheurs américains dont le microbiologiste Leoncio Garza-Valdes, ont mis en évidence la présence d'un vernis biogénique, sorte d'enveloppe plastique qui enserre les fibres et qui est produit par des bactéries ou des champignons comme le Lichenothélia dans le cas du Linceul.
      La présence de ces organismes rajeunit le tissu.

    •  
    • Le Dr Jean-Baptiste Rinaudo, expert en médecine nucléaire à l'université de Montpellier, a émis l'hypothèse que l'image s'est imprimée à la suite d'un rayonnement de protons et de neutrons.
      Des expérimentations concluantes quant à l'impression de l'image ont été menées au Centre d'Etude Nucléaire de Grenoble et l'enrichissement en C14 a été confirmé à Saclay. Pour lui, cette émission nucléaire se serait produite au moment du "Flash" de la résurrection lors de la dématérialisation.

    Codex de Pray

    En parallèle avec ces doutes, il faut signaler la contradiction entre la datation, les inscriptions antiques mentionnées plus haut et plusieurs manuscrits décrivant le Linceul.
    Par exemple, le Codex Vossianus Latinus du Xe siècle ou encore le Codex de Pray antérieur à 1195 qui attestent de l'existence du Linceul avant la datation au C14.

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  2.  
  3.  

    Les caractéristiques de l'image et sa non-reproductibilité.


    Image tridimensionnelle du Linceul

    L'ensemble des caractéristiques du Linceul ( négatif, tridimensionnalité, superficialité, coloration monochrome, pixellisation, déshydratation de la cellulose, non directionnalité de l'image, précisions anatomiques etc. ) font de celui-ci un objet unique et jamais reproduit.
    L'image du corps n'est pas le résultat d'un contact avec un corps ou un moulage, elle n'en a pas les déformations. Elle résulte d'une "radiation photographique" orthogonale, sans image des côtés.
    Elle apparaît sur le Linceul là où le corps était à moins de 3,5 cm, le nombre de pixels imprimés sur la toile étant inversement proportionnel à cette distance, ce qui en fait une image tri-dimensionnelle. Les pixels sont des bâtonnets d'une longueur variant entre 50 et 500 microns.

    Copie moyen-âgeuse du Linceul

    Près de 40 faux linceuls ont été confectionnés en copiant le Linceul de Lirey-Chambéry-Turin à l'aide des techniques du moyen-âge et il n'est nul besoin d'être expert pour se rendre compte du fossé entre le vrai et les copies réalisées avec des pigments dont on retrouve des traces sur le Linceul.
    Pour voir d'autres copies, cliquez ici.

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Le problème de la reproductibilité du Suaire


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Notes :

Datation au Carbone 14 :
Cette méthode de datation n'est pas une chronométrie à rebours mais une carbonométrie, c'est à dire une mesure de proportion entre le carbone 12 stable et très répandu et le carbone 14, un isotope radioactif du premier qui est fabriqué dans la haute atmosphère en faible quantité.
Tous les êtres vivants absorbent le gaz carbonique présent dans l'air et la proportion entre le C12 et le C14 est constante au sein de leurs molécules.
Lorsque l'organisme meurt, il n'y a plus d'apport de C14 et sa teneur diminue en fonction de sa période de 5 700 ans.
C'est donc en mesurant la proportion restante de C14 que l'on peut déduire par une loi mathématique simple le temps écoulé depuis la mort.

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