Mise à jour le 14/10/03
        

Arguments contre l'authenticité du Linceul


Morphing du Linceul de Turin


Ceux qui réfutent l'authenticité du Linceul s'appuient principalement sur cinq points :
 

  1.  Jésus n'a pas existé.

    C'est un problème historique toujours non résolu.
    Dans ce cas, on peut se demander si, une fois de plus, les partisans purs et durs de la pseudo-rationnalité ne jouent pas à "l'absence de preuve est une preuve de l'absence !"

    Il est vrai qu'aucun des historiens du début de notre ère ( Flavius Joseph, Juste de Tibériade, Philon... ) ne mentionnent l'existence d'un personnage historique nommé Jésus.
    Dans les temps troublés de la Palestine occupée, les faux messies, les libérateurs du joug romain, les "résistants" pour les uns "terroristes" pour les autres, étaient nombreux. Jésus, dont la vie publique n'a pas dû excéder 3 ans, est sans doute passé inaperçu, sauf pour ceux qui furent touchés par son message.

    Il n'en demeure pas moins que les 4 évangiles canoniquesreconnus officiellement par la papauté ) et la trentaine d'évangiles apocryphesnon reconnus ) existent bel et bien en tant que documents historiques, et même s'ils contiennent certaines contradictions, leur récit est globalement très similaire.

    Reste que les Manuscrits de la Mer Morte, dont seule une petite partie de leur déchiffrement nous est connue, parlent du Maître de Justice des Esséniens, qui pourrait fort bien être Jésus le Nazaréen ou l'Essénien.

    Pour plus de précisions, voir l'ouvrage de Gerald Messadié, "L'Homme qui devint Dieu" ( ed. Robert Laffont ).

    Retour au Renvoi N°1.

  2.  
  3.  Un texte de Pierre d'Arcis de 1389, adressé au pape Clément VII, dans lequel il déclare que le Linceul de Lirey est un faux.

    En 1389, Jeanne de Vergy, l'héritière du Linceul de Lirey, qui a épousé en secondes noces Aymon de Genève, l'oncle du pape Clément VII, reçoit de ce dernier l'autorisation de reprendre les ostensions qui avaient été interdites par l'évêque de Troyes, Henri de Poitiers ( pour qui le linceul de Lirey est un faux car les évangiles n'en parlent pas ).
    Cela provoque la colère du nouvel évêque de Troyes, Pierre d'Arcis tenu à l'écart. Il ordonne la cessation des ostension mais le clergé local refuse d'obtempérer et va même se plaindre auprès du pape qui impose à l'évêque le "silence perpétuel" sous peine d'excommunication.
    Pierre d'Arcis en appelle alors au roi Charles VI qui ordonne la saisie du Linceul, mais le clergé de Lirey n'obtempère toujours pas et poursuit même les ostensions.
    En dernier ressort, l'évêque adresse au pape son fameux "Mémorandum de Pierre d'Arcis" dans lequel il affirme que "ce linge habilement peint sur lequel, par une adroite prestidigitation, était représentée la double image d'un homme avait été fait pour attirer les foules afin de leur extorquer habilement de l'argent".
    Il affirme que son prédécesseur a enquêté et "qu'il a fini par découvrir la fraude et comment le linge a été astucieusement peint, la vérité étant attestée par l'artiste lui-même".

    Ceci constitue la seule assertion déclarant le Linceul comme un faux. Il n'existe aucune trace ni de l'enquête de son prédécesseur ni du soi-disant artiste faussaire qui l'aurait peint et encore moins de la méthode utilisée.
    Par ailleurs, ce manuscrit est unique, non daté et non signé.

    Il existait par contre de fortes rivalités entre le clergé iconoclaste et les laïques qui exploitaient financièrement la foi des croyants.

    Retour au Renvoi N°2.

  4.  
  5.  Un léger défaut de proportion tête/corps.

    Ce défaut apparent disparaît si l'on admet cette position, qui cadre parfaitement avec les dimensions du Linceul et qui montre à l'évidence que la partie arrière est plus longue que la partie frontale.


    positionnement du corps avec le Linceul

    Certains prétendent également que le nez serait trop long !
    C'est un argument "assez court" pour un homme de type sémite dont en plus le nez a été brisé.

    Retour au Renvoi N°3.

  6.  
  7.  La présence infime de pigments du moyen-âge.

    Le Dr Walter McCrone, criminologue et micro-analyste, a étudié les 32 prélèvements effectués en 1978 sur des rubans adhésifs. Il a ainsi mis en évidence la présence infime de pigments d'oxyde de fer rouge ocre et de sulfure de mercure vermillon, ainsi que des protéines qui seraient issues d'un liant médiéval.

    Pour lui, l'affaire du Linceul est close, il s'agit d'une peinture du moyen-âge !

    Ses résultats ont été contredits dès 1980 par d'autres scientifiques comme par exemple John Heller et Alan Adler qui ont montré que les éléments trouvés par McCrone étaient présents en quantité infinitésimale et en divers endroits sans rapport avec l'image ou les taches de sang. Quand aux protéines, elles ne furent trouvées qu'aux emplacements des taches de sang.
    Ce qui permet aux partisans de l'authenticité du Linceul d'affirmer que ce n'est pas une peinture.
    Malgré cela, les médias omettent systématiquement de signaler la contradiction des travaux de McCrone, présentent le Linceul comme un faux et n'expliquent aucune des caractéristiques de l'image du Linceul. Décidément le mystère dérange et la science doit apparaître toute-puissante et infaillible !

    La présence infinétisimale de pigments de couleurs peut fort bien s'expliquer par le fait que de nombreux artistes au moyen-âge ont tenté de reproduire le Linceul. Les copies, pour "être sanctifiées" étaient mises en contact avec le modèle.
    Il est donc normal de trouver des pigments.

    Retour au Renvoi N°4.

  8.  
  9.  La datation au carbone 14.

    Dès 1960 des scientifiques ont envisagé la datation au carbone 14 pour le Linceul de Lirey-Chambéry-Turin.

    La demande officielle est faite en 1979.
    En 1988, après des années d'âpres négociations, le cardinal Ballestrero accepte un protocole de datation au carbone 14, très éloigné du protocole initialement prévu, avec seulement 3 laboratoires au lieu des 7 initialement proposés.
    Avant même que les prélèvements soient effectués, la crédibilité et la rigueur de cette étude sont mis en doute le 15 janvier par les initiateurs du projet, les Pr Gove et Harbottle qui seront écartés.

    Le 21 avril 1988, le Linceul est secrètement retiré de son écrin en présence du Dr Michael Tite du British Museum, coordinateur du projet, et des représentants des laboratoires de Zurich, de Tucson ( Arizona ) et d'Oxford.
    Le professeur Riggi effectue les prélèvements sous contrôle vidéo mais ce dernier sera interrompu au moment où le cardinal Ballestrero et le Dr Tite placeront les échantillons dans les éprouvettes métalliques qui seront scellées de nouveau sous contrôle vidéo et remises à chacun des représentants des 3 laboratoires choisis qui pratiquent la Spectrométrie de Masse par Accélérateur ( technique adaptée pour la mesure sur les petits échantillons ).

    Les mesures sont faites avec 3 échantillons témoins pour la procédure en double aveugle comme le veut toute bonne recherche scientifique, mais cette méthode ne sera pas employée !???.
    Au lieu de cela, les échantillons sont identifiés et datés, du IIe, XIe et XIIIe siècle.

    En août et septembre 1988, des fuites permettent au "London Evening Standard" et au "Sunday Times" d'annoncer qu'officiellement le Linceul est un faux datant de 1350.

    C'est le 13 octobre 1988 que le cardinal Ballestrero tient sa conférence de presse officielle au cours de laquelle il annonce le résultat des tests situant l'âge du Linceul entre 1260 et 1390 avec 95% de fiabilité.
    Cette plage correspond en effet à l'apparition du Linceul en France.

    Puis, le British Museum organise sa conférence de presse avec M. Tite, coordinateur du projet, E. Hall, directeur du laboratoire d'Oxford et R. Hedge.
    Le Dr Tite déclare : "Je crois que le radio-carbone est la seule certitude."
    Le Dr Hall rajoute : "Quiconque possède une valeur scientifique ne peut plus envisager que le suaire n'est pas un faux. Celui qui pense le contraire pourra même s'entendre avec celui qui dit que la Terre est plate."

    Curieuse déclaration du Dr Tite, qui croit plus en une mesure au radio-carbone qu'à l'existence même de l'objet "mesuré" et qui passe sous silence la manière dont cet objet unique aurait pu être fabriqué au moyen-âge !

    Le 16 février 1989, les résultats officiels de la datation au carbone 14 du Linceul sont publiés dans la revue "Nature".

    On apprend le 25 mars 1989 que le laboratoire d'Oxford a reçu une récompense d'un million de Livres pour avoir "prouvé" que le Linceul de Turin était un faux médiéval !
    De plus, le Dr Tite est nommé à la direction de la nouvelle chaire scientifique d'archéologie ( récompense pour bons et loyaux services ? ).

    Les partisans du faux médiéval avaient marqué un point important qui sema la confusion chez les convaincus de l'authenticité du Linceul.
    Mais même si l'on admet exacte cette datation, cela ne répond à aucune des autres interrogations que soulève le Linceul comme par exemple l'apparition de l'image et sa non-reproductibilité.
    Depuis, certains scientifiques ont mis en doute la datation.

    Retour au Renvoi N°5.

  10.  
  11.  L'hypothèse Léonard de Vinci

    Retour au Renvoi N°6.

  12.  


Description du Linceul      Historique du Linceul      Le Linceul est authentique     


Retour à la page du Linceul



Sommaire     Les "news"     Les Hérétiques      Archéologie      Paléontologie      Sciences de la Vie      Phénomènes Parapsychologiques      OVNI     Sciences de la Terre      Astronomie     Sciences Physiques      Mathématiques      Mythes et Légendes      Cryptozoologie    


Notes :

Datation au Carbone 14 :
Cette méthode de datation n'est pas une chronométrie à rebours mais une carbonométrie, c'est à dire une mesure de proportion entre le carbone 12 stable et très répandu et le carbone 14, un isotope radioactif du premier qui est fabriqué dans la haute atmosphère en faible quantité.
Tous les êtres vivants absorbent le gaz carbonique présent dans l'air et la proportion entre le C12 et le C14 est constante au sein de leurs molécules.
Lorsque l'organisme meurt, il n'y a plus d'apport de C14 et sa teneur diminue en fonction de sa période de 5 700 ans.
C'est donc en mesurant la proportion restante de C14 que l'on peut déduire par une loi mathématique simple le temps écoulé depuis la mort.

retour



Copyright Les Découvertes Impossibles © 2000-2010 All rights reserved Marc ANGEE,
http://www.ldi5.com      email : marcogee wanadoo.fr