Mise à jour le 30/07/00
        

l'homéopathie


L'Homéopathie


"Hahnemann est un savant de grand mérite. La science doit être pour tous.
Si l'homéopathie est une chimère sans valeur propre, elle tombera d'elle-même.
Si au contraire elle est un progrès, elle se répandra malgré toutes les mesures de préservation et l'Académie doit le souhaiter avant tout autre, elle qui a la mission de faire avancer la science et d'encourager les découvertes."

Déclaration du ministre de la santé de l'époque ( Guizot ) qui prit personnellement la défense de Hahnemann à l'Académie de Médecine.

Quelques figures marquantes de l'homéopathie :


L'homéopathie repose sur trois principes : la similitude, l'infinitésimal, et le "terrain morbide " ou une conception particulière du malade et de la maladie.

La similitude

La loi de similitude est une loi universelle de la nature qui constitue la base essentielle de l'homéopathie.

Son principe est le suivant : pour déterminer le médicament qui convient à un malade, il faut découvrir la substance qui a donné, expérimentalement chez l'homme sain, la même série de symptômes que ceux qu'il présente.

On expérimente une substance, par exemple l'ipéca, chez des sujets en bonne santé et l'on s'aperçoit que cela provoque des nausées constantes, une salivation abondante, une toux accompagnée de nausées, une sensation de constriction de la poitrine, des sifflements dans la poitrine. On peut appeler cet ensemble de symptômes le tableau symptomatique expérimental.

Dans la pratique médicale, on peut rencontrer un sujet ( par exemple un asthmatique ) qui présente le même ensemble de symptômes, ou un ensemble très voisin, et nous allons convenir d'appeler cet ensemble le tableau symptomatique clinique.

Lorsque le tableau symptomatique expérimental et le tableau symptomatique clinique sont voisins, semblables ( ils ont beaucoup de symptômes en commun sans jamais être franchement identiques ), nous pouvons appliquer la loi de similitude et remonter des symptômes de l'asthme du malade au médicament qui lui convient, ici l'ipéca.

La même démarche peut être faite pour tous les médicaments homéopathiques. A chaque fois que les symptômes du malade sont bien observés par le médecin ( ceci n'est pas toujours facile ), la loi de similitude peut être appliquée avec succès.

L'infinitésimal

Une substance prescrite à dose forte selon la loi de similitude peut éventuellement aggraver le cas. C'est pourquoi Hahnemann fut amené, progressivement, à réduire la quantité de médicament qu'il donnait. Il s'aperçut que des doses « infinitésimales » étaient suffisantes et que, bien mieux, elles étaient plus actives que les doses pondérables.

On part de la substance de base, le plus souvent une teinture-mère ( mélange d'eau, d'alcool et de plantes  ou de parties animales ), et l'on opère des dilutions successives, au 1/100e les unes des autres pour les « Centésimales Hahnemanniennes », désignées par « CH ».
Une goutte de la substance de base mélangée à 99 gouttes de solvant ( eau + alcool ) donne la « première Centésimale Hahnemannienne » ou « 1 CH ».
En partant d'une goutte de cette 1 CH et en ajoutant 99 gouttes de solvant, on obtient une nouvelle dilution appelée « deuxième Centésimale Hahnemannienne » ou « 2 CH » et qui représente une dilution au 1/100e de la 1 CH, soit une dilution au 1/10 000e de la substance de base.
A partir de la 2 CH, une nouvelle dilution au 1/100e donne la « 3 CH » ( soit une dilution au millionième de la substance de base ). On peut ainsi monter, en France, jusqu'à la « 30 CH ».

Entre la 11e et la 12e CH, on considère, par référence à un calcul théorique, qu'il n'y a plus de molécules de base dans la préparation.
C'est qu'on a dépassé le nombre d'Avogadro, soit 6,023 x 1023.
Quand on a fait 11 dilutions au 1/100e, il devrait rester 60,23 molécules ( si l'on est parti d'une substance pour laquelle une molécule-gramme représente une goutte du produit de base ).
A la 12e dilution au 1/100e il ne devrait rien rester. Et l'on va malgré tout monter jusqu'à la 30 CH !

En outre, la dilution du médicament n'est pas le seul fait important de sa préparation. On opère également une dynamisation. C'est-à-dire que chaque préparation au 1/100e est secouée avant de servir à la dilution suivante.
Si l'on omet ce temps capital, le produit n'a pas d'activité thérapeutique.

Plus la similitude entre les symptômes du malade et l'expérimentation du médicament à prescrire est étroite, plus le médecin homéopathe choisit une haute dilution de ses médicaments ( la moyenne se situant à 9 CH ).

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Le "terrain morbide" ou la Conception homéopathique du malade et de la maladie

Il n'y a pas de maladies à caractère universel ni des malades tous identiques s'ils sont frappés d'un même mal, mais un malade global et fortement individualisé.
S'il souffre, c'est que son système immunitaire est globalement défaillant et il convient alors de le stimuler.

Ainsi, le médicament homéopathique n'est pas appliqué aveuglément « contre » une maladie.
Il n'y a pas de recette en homéopathie.
Il n'y a pas un traitement univoque de l'asthme, de l'eczéma, de la migraine ou de la rougeole.
Le médecin doit sélectionner un traitement parmi plusieurs possibilités ; et en même temps il n'y a qu'un seul traitement valable pour une personne donnée, celui qui couvre l'ensemble des symptômes qu'elle présente.

L'homéopathie est une médecine synthétique qui étudie l'homme dans sa totalité et qui utilise dans ce but le médicament le plus propre à exalter son mode réactionnel, c'est à dire la réaction de l'organisme à la maladie.
Le traitement est toujours individualisé et toujours en accord avec les lois de la nature.

Cette page est très largement inspirée de l'excellent ouvrage du Dr Alain Horvilleur,
Le Guide Familial de l'Homéopathie.

Ceux qui s'opposent à l'homéopathie argumentent du fait :

  • qu'au-delà de la 12 CH, il n'y a plus de produit actif donc aucune action chimique au niveau moléculaire n'est possible.
    La Biologie Numérique apporte une réponse à ce problème.

  • que si "cela marche quand même" c'est un simple effet placébo ! C'est aussi parce que le médecin homéopathe consacre plus de temps à son patient, plus d'une heure en moyenne contre un quart-d'heure pour un médecin allopathe, le malade se considérant mieux pris en charge, guérirait plus facilement.
    Si c'était la véritable explication, il suffirait alors aux médecins allopathes de consulter de la même manière.

  • que les essais cliniques comparatifs à grande échelle sont peu concluants.
    On cherche à comparer deux méthodes thérapeutiques différentes en leur appliquant la même méthode de contrôle. L'une agit comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, l'autre s'attache à renforcer les défenses naturelles du corps, et agit donc dans le long terme, ce qui n'apparaît pas forcément dans ces études controversées.
    Là encore, la Biologie Numérique apportera de nouveaux moyens de contrôle et d'expérimentation.


Faire l'apologie de l'homéopathie ne veut pas dire pour autant qu'il faille rejeter l'allopathie, dont, je le répète, les succès sont indéniables. Au lieu d'opposer systématiquement les méthodes thérapeutiques, il faut, au contraire, les associer pour le plus grand bien des patients.

L'homéopathie est une nouvelle thérapie qui nécessite encore beaucoup d'études et d'expérimentations, mais ses succès grandissants sont encourageants.


Bizarre chemical discovery
gives homepathic hint

Traduction de l'article de Monsieur Andy Coghlan dans le New Scientist,
du 7 novembre 2001.


Le site de M. Jacques Benveniste : DigiBio.


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Notes :

Pour HIPPOCRATE ( 460-377 av. J.C. ) la maladie est un désordre physiologique de l'ensemble de l'organisme dépendant des réactions individuelles qui s'opposent aux influences du milieu naturel et des phénomènes cosmiques.

Selon sa conception, chaque malade devrait être traité par l'une de ces trois méthodes thérapeutiques :

  1. L'expectative qui laisse intervenir "mère nature".
  2. L'opposition qui utilise la loi des contraires et qui a donné naissance aux traitements allopathiques.
  3. L'aide qui utilise la loi des semblables et qui tombera dans l'oubli pour renaître plus de 2 000 ans plus tard en donnant naissance aux traitements homéopathiques.

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    PARACELSE ( 1493-1541 ) connaissait lui aussi cette dualité. Il soignait la diarrhée avec de l'ellébore (sachant très bien que l'ellébore peut provoquer la diarrhée). II donnait des doses très petites : la vingt-quatrième partie d'une goutte. L'homéopathie va beaucoup plus loin dans la dilution, et n'a pas conservé l'aspect ésotérique de l'ouvre de Paracelse.

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    CHRISTIAN-SAMUEL HAHNEMANN ( 1755-1843 ) fut le véritable fondateur de la méthode homéopathique. Il redécouvrit en 1790 la loi de similitude en généralisant son utilisation. Il disait : « Que les semblables guérissent les semblables. ».
    Il s'aperçut dans un second temps qu'il suffisait de dilutions infinitésimales pour obtenir cette guérison. Il publia son livre fondamental, l'Organon de l'art de guérir, en 1810 en Allemagne. La première traduction française date de 1824. Hahnemann, né en Saxe, termina sa vie à Paris. Il est enterré au Père Lachaise
    .

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    SÉBASTIEN DES GUIDI ( 1769-1863 ), comte d'origine italienne, introduisit l'homéopathie en France, à Lyon.

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    CONSTANTIN HERING ( 1800-1880 ) introduisit l'homéopathie en Amérique. Il prolongea l'oeuvre de Hahnemann en découvrant des médicaments importants.

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    JAMES TYLER KENT ( 1849-1916 ), médecin américain de grande renommée, laissa une empreinte durable sur l'homéopathie en insistant sur la nécessité de ne donner qu'un seul médicament homéopathique à la fois. Il publia un répertoire des symptômes homéopathiques encore utilisé actuellement.

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    ANTOINE NEBEL à Lausanne, LÉON VANNIER à Paris, CHARLES ROUSSON à Lyon sont les grands noms de la première partie du XXe siècle. Par leur enseignement ils ont contribué au renom de l'homéopathie.

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